Henri Poulain au Mundaneum : une rencontre sincère et humaine

Le 21 novembre 2025, au Mundaneum, le Club de la Presse du Hainaut Mons organisait une rencontre avec Henri Poulain, réalisateur de l’émission « Les Rencontres du Papotin ». La soirée s’est ensuite prolongée par une table ronde consacrée aux thèmes du handicap et des médias. Un moment simple, de partage et de bienveillance, pour en apprendre davantage sur les initiatives mises en place en Belgique en faveur d’une meilleure inclusion et d’une plus grande visibilité.

Une rencontre conviviale et sans tabou
Disponible, ouvert et prêt à répondre à toutes les questions sans détour. C’est ainsi qu’Henri Poulain s’est présenté lors de la rencontre, qui s’est déroulée dans une ambiance simple et chaleureuse. « Il n’y a pas de questions taboues », une phrase qu’il répète souvent et qui rythme également l’émission qu’il réalise. Dans « Les Rencontres du Papotin », la simplicité prime. « On enlève tout ce qui est superflu pour laisser place à la rencontre », explique Henri Poulain. Un programme sans chichi, où des personnalités très connues se retrouvent face aux journalistes du Papotin, tous atteints d’un trouble autistique. Ces derniers n’hésitent pas à aborder des sujets inattendus, voire intimes, que les invités n’auraient parfois jamais imaginé évoquer à la télévision. « Ce sont souvent des questions que personne n’ose poser, et c’est précisément ce qui rend ces échanges uniques », souligne le réalisateur. 

Un regard profondément humain
Henri Poulain porte un regard profondément humain sur son travail. Ce qui frappe chez lui, c’est son honnêteté, sa simplicité et son respect. Pour lui, les journalistes du Papotin sont avant tout des journalistes. Il rappelle l’importance de donner la parole à tout le monde, de les considérer sans condescendance ni fascination excessive, mais simplement comme des interlocuteurs légitimes.

Les coulisses d’une émission imprévisible
La discussion a ensuite basculé sur les coulisses de l’émission. Henri Poulain met en avant un processus très libre. « Rien n’est vraiment écrit, et surtout, rien n’est jamais figé », confie-t-il. Chaque émission est une aventure imprévisible. Parfois tout le monde danse, parfois on chante, parfois on rit aux éclats ou l’on laisse place à une émotion brute. C’est cette part d’improvisation qui, selon lui, fait la singularité et la beauté des Rencontres du Papotin.

Un montage exigeant pour rester juste
Après cette liberté sur le tournage vient le temps du montage, un processus nettement plus rigoureux. Derrière la spontanéité des échanges se cache un travail colossal. Transformer trois heures de tournage en vingt-cinq à trente minutes d’émission demande beaucoup de travail et de précision. « Le montage représente beaucoup d’enjeux », explique Henri Poulain. « Il faut rester fidèle à la spontanéité du moment sans jamais trahir la parole de ceux qui l’ont portée » ajoute-t-il. 

C’est souvent lui qui termine les montages, car il sait exactement ce qu’il veut montrer, où il veut aller et comment rester juste sans trahir la spontanéité du moment. Le montage est ensuite visionné et validé par plusieurs personnes afin de garantir le respect et la justesse de la parole des journalistes du Papotin.

En quittant la salle, impossible de ne pas ressentir l’envie de regarder l’émission, mais avec un autre regard. Un regard plus attentif, plus à l’écoute, en prenant en considération toutes les dispositions prises pour la rendre authentique. Cette rencontre rappelle que le journalisme n’est pas seulement une question d’angle ou de format, mais aussi d’écoute sincère. Une écoute qui permet de capter des moments précieux et de les restituer de la manière la plus authentique possible.